Acteur sur scène ; en dehors, il joue les hommes-orchestres. En octobre 2018, Fabrice Carminati fonde le Bar à Bureaux, et ceux qui le connaissent se demandent encore où il trouve le temps.

C’est diplômé d’un MBA attribué par la prestigieuse Cornell University et l’ESSEC, grâce auquel il occupera des postes clé dans le secteur de l’hôtellerie, qu’à 49 ans, il part à la recherche du « sens de la vie ». Désormais porté par sa passion du théâtre, il en fera le thème de son premier One Man Show, justement nommé, « Life is Life ».  

Partout en France, en passant par le Festival d’Avignon, il partage alors sa philosophie de la vie, inspirée par l’envie d’en profiter, partout, toujours avec humour.

Hyperactif, insomniaque, ou les deux, Fabrice touche à toutes les facettes de la vie artistique. Avec sa femme, Patricia Soda, ils ouvrent le « Théâtre de l’Impasse » et concrétisent, en juin 2015, avec « The Stage », un rêve : celui de dédier un lieu à toute forme d’art vivant.

C’est au 4 rue du Pont Vieux, entre les murs de l’ancien Staccato, et du futur Bar à bureaux, à Nice, qu’ils ouvrent les portes de leur « café artistique ». « La disposition du lieu nous semblait parfaite. La cave, pour les spectacles. Le bar, en haut, pour boire un verre et rencontrer les artistes », raconte Fabrice, non sans une pensée pour les aménagements qui auront précédé l’ouverture : « c’est sans doute ces trois mois intensifs qui m’auront appris à aimer les travaux de rénovation. Depuis, je suis devenu très manuel ! »

Il fixe les planches, et monte dessus ! La même année, Fabrice lance son premier cours de théâtre et, galvanisé par l’accueil qu’il reçoit, élabore un nouveau projet. Il veut faire du théâtre un outil de formation dans le monde de l’entreprise : c’est la naissance de Théâctiv.

Du bar au bureau.

Au « Stage », les belles soirées se suivent mais ne se ressemblent pas. Fabrice, lui, y fait des rencontres qu’il n’oubliera pas, des amis et des souvenirs. Une soirée caritative, en partenariat avec une ONG, au profit des paysans du Burkina Faso, lui est particulièrement mémorable.

« Il y avait, ce soir-là, tout le résumé de ce qu’était le Stage. Musique, danse, contes, partage, émotions et découvertes. »

C’est au « Stage » qu’il rencontrera Léa Stora, présidente de l’association de loisirs Leactivnice, venue y organiser certaines de ses activités.

Les années passent et le travail du bar, qu’il aura appris sur le tas, commence à peser. « Tout doucement nous avons de plus en plus glissés vers le monde de la nuit et réalisé que nous perdions un peu de l’esprit originel du lieu. Ce n’était pas notre souhait mais, pour faire vivre le Stage, il fallait augmenter les recettes, et cela passait forcément par une ouverture plus tardive. » Difficile, pourtant, pour lui, d’abandonner le lieu.

Au rythme des rencontres avec Léa, et son ami Maxime, l’idée d’un espace de coworking et de loisirs « nait d’une simple constatation. Maxime et moi cherchions des bureaux et, de son côté, Léa cherchait un local pour pouvoir y recentrer une partie de ses activités. » Tous attachés au lieu, ils s’y accordent : hors de question de toucher à l’esprit du pub. Le comptoir, les vinyles et les bouteilles resteront. Fabrice aussi ! « Bienvenue, au Bar à bureaux. »